CAEN : voeu de la FSU adopté et déclaration préalable

lundi 17 janvier 2005
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Voici le voeu voté à l’unanimité du CAEN : 30 voix pour, 1 refus de vote (FO) et 1 abstention (représentante du cesr), ainsi que la déclaration préalable de la FSU. Le CAEN regroupe les représentants syndicaux des personnels, des parents, les étudiants et des élus des collectivités territoriales.

Le Recteur a présenté ses prévisions de rentrée (on les connaît) et "a lâché", du fait de notre insistance, qu’il proposerait (au moins) les fermetures des collèges de Camaret et de Plougasnou.
M Morin, vice président du Conseil régional, a présenté les démarches d’élaboration du schéma régional des formations et du futur PPI (plan prévisionnel d’investissements). Il a confirmé qu’il intégrait les gymnases dans les futurs investissements de la Région...à suivre.

Voeu adopté par le CAEN : 30 voix pour, 1 refus de vote (FO) et 1 abstention (représentante du cesr).

"Réunis le 17 janvier 2005, les membres du CAEN dénoncent l’insuffisance notoire des moyens impartis à l’académie par le gouvernement dans le cadre de la préparation de la rentrée 2005.

Ils refusent le démantèlement du Service public laïque d’éducation et notamment la liquidation des formations assurées par les Lycées Professionnels publics.

Ils s’opposent aux centaines de suppressions de postes prévues dans le Second degré et demandent, pour le Premier degré, les moyens suffisants pour faire face à la croissance des effectifs."

Intervention préalable de la FSU à la réunion du CAEN du lundi 17 janvier 2005

Nous regrettons l’absence de madame la Préfète car nous souhaitions lui faire part de notre vive réprobation face aux interventions policières répétées dans les écoles, collèges, lycées et universités. Il faut qu’elle sache que nous sommes déterminés à ne pas laisser transformer les établissements scolaires en guet apens pour des opérations de police.
Le choix gouvernemental du répressif eu détriment de l’éducatif se mesure aussi à la casse organisée du service public et laïque d’éducation, en particulier dans notre région. Si les prévisions rectorales pour la rentrée prochaine sont confirmées, ce sont près de 2 000 emplois, toutes catégories de personnels confondues, qui seront supprimés en deux ans dans l’enseignement public breton. L’argument démographique a bon dos, prenons un seul exemple : pour 2 621 élèves supplémentaires attendus dans le premier degré, 44 postes sont créés, pour 2 017 élèves en moins dans les collèges te les lycées publics ce sont 502 emplois d’enseignants qui sont supprimés.
Nous sommes là en situation de rupture : c’est la dégradation généralisée des conditions d’enseignement, comme l’atteste l’évolution des indicateurs tels que le P/E dans le premier degré ou le « taux de remplissage » des structures dans les collèges et lycées. Pire encore, nous passons d’une logique de fermetures de postes à la perspective concrète de fermetures d’établissements. Nous attendons de vous, monsieur le Recteur, que vous nous donniez avant la fin de ce CAEN vos projets relatifs au réseau d’établissements et nous souhaitons que ce CAEN éclaire les travaux du prochain CTPA.
Tout montre que ces évolutions préfigurent les dispositions de la loi d’orientation, si le projet Fillon restait en l’état, nous aurions, en effet :
-  des objectifs apparemment ambitieux mais des moyens pour y parvenir inexistants ou réduits
-  l’instauration d’une école à plusieurs vitesses avec le risque de voir nombre de jeunes écartés de manière précoce des études
-  le recentrage sur les « fondamentaux » qui cache en réalité un délestage des disciplines considérées comme « non fondamentales » : EPS, enseignements artistiques, sciences économiques et sociales...
-  le développement à marche forcé de l’apprentissage et la liquidation du système des formations technologiques et professionnelles, une originalité française qui a fait ses preuves

Le gouvernement se devrait d’être attentif aux mouvements qui se sont déjà développés dans notre région : à Plouhinec, à Pont de Buis à Camaret où parent, personnels et élus se sont mobilisés pour défendre leur établissement public menacé. Le mardi 11 janvier, les infirmières et infirmiers scolaires ont fait grève pour exiger du ministre qu’il respecte ses engagements ; le mercredi 12 janvier, c’étaient les professeurs de sciences économiques et sociales qui agissaient pour la sauvegarde de leur discipline. La grève de jeudi prochain qui rassemblera la totalité des personnels de l’Education Nationale sera la prochaine étape du conflit dont seul le gouvernement, par son obstination, porte la responsabilité.


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