On ne sait pas si on passera l’hiver !

jeudi 20 décembre 2007
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Des annonces tellement claires qu’on ne sait pas si on passera l’hiver...
Un directeur de cabinet un peu fermé de l’intérieur...

Il faut dire que l’heure est à la fois grave et indécise. Jour de défaite. Voici tout de même l’essentiel de ce qui s’est dit vendredi 14 décembre 2007, rue de Valois, lors de la réunion consacrée à la RGPP (révision générale des politiques publiques). Alors qu’on venait tout juste de connaître les annonces du président de la République.

Après les déclarations de Sarkozy lors de son point presse, l’incendie a pris du côté des régions, de l’administration centrale, en particulier pour ce qui touche à la DMF dans ses nouveaux rapports avec la RMN.

Le feu menace de tout dévaster et les pompiers du ministère ont l’air déprimés. Impuissants sur une grande échelle. Si tristes.

La position du cabinet est extrêmement floue, son directeur se contentant de poser des questions, à soi-même, et sans y répondre jamais. Mais sans cacher son inquiétude non plus. Car de son propre aveu l’hypothèse choisie par le gouvernement est sans conteste la plus mauvaise parmi toutes celles proposées (dont il ne donne d’ailleurs pas le détail ; y en avait-il une bonne ?).

Du point de vue des directions centrales, et selon le dir.cab, aucun schéma n’est arrêté, rien n’est clair.

Restera-t-il quatre ou bien cinq directions, au bout du compte ?

On n’en sait rien. Quelques hypothèses émises : on peut penser que l’accent sera mis sur les enseignements et l’éducation artistiques ; que pourrait apparaître une direction ou une sous-direction de l’économie culturelle, ou des industries culturelles, qui chapeauterait plusieurs domaines, mais rien n’est décidé. En revanche, on semble savoir que le CNC sera doté d’un conseil d’administration. On songe assez sérieusement à un rapprochement RMN/CMN, mais la question d’une éventuelle fusion n’est pas résolue. L’enjeu de la rue de Valois est dès lors de fabriquer des scénarii, mais à l’heure d’aujourd’hui il est un peu tôt, y compris pour se demander s’il ne faudra pas répartir autrement les inspecteurs de la création.

Le saut qualitatif consisterait en ceci : les décisions présidentielles et gouvernementales sont dorénavant des orientations pour faire, et le calendrier des projets de réforme correspond au prochain conseil de modernisation, c’est à dire avril, c’est à dire tout de suite, et que ça saute. Or, d’après le directeur de cabinet, il est aussi important d’aller vite que de ne pas se précipiter pour éviter de faire des bêtises irréversibles, en quelque sorte. Il faut gagner du temps pour réfléchir. Les auditeurs de la mission Auvigne sont là pour travailler sur tous les sujets, que ce soit les opérateurs, les DRAC, etc, ne s’épargnant et ne nous épargnant rien. Les discussions sur les avant-projets, d’après les dires du dir-cab seront une façon, en concertation avec les syndicats, d’évaluer l’acceptabilité sociale de ce qui sera proposé - c’est effectivement une façon de voir les choses - et de calmer les angoisses des agents sur leur devenir - y a du boulot.

Les décisions vont être sur le bureau de la ministre, en particulier quant au choix du statut de certains établissements. Elle pourra s’aider des convergences d’un certain nombre de rapports d’ores et déjà existants, et se déterminer selon la donne nouvelle, à savoir l’accent fondamental mis sur l’échelon régional considéré comme primordial.

Le préfet de Région, en position hiérarchique par rapport à ses collègues des Départements, se transforme en proconsul. Le nombre des services déconcentrés de rang régional, tous ministères confondus, va être réduit de manière dramatique, de 35 à 10. A telle enseigne que dans un tel contexte et un tel rapport de forces, le cabinet ne sait si les DRAC pourront se maintenir. Il a beau, par la voix de son chef, affirmer que la ministre va être le porte-drapeau des DRAC, l’inquiétude est réelle. Les effectifs seront touchés. Forcément.

Le dossier de fusion DRAC/SDAP, qui était fin prêt, est complètement bloqué. La ministre devra également trancher.

La DMF ne pourra plus gérer les musées nationaux, qui vont devenir l’affaire de la RMN.

Le cabinet ne sait pas ce qu’il pourra advenir de certains petits musées. Et s’interroge de la même manière sur l’épineuse question de la gestion de ces musées, services à compétence nationale (SCN), par un EPIC, de droit privé. Contradiction fondamentale. Fringale libérale.

Trois solutions : Primo. Les musées passent du statut de SCN à celui d’établissement public. Deuzio : on opère un transfert de gestion auprès des collectivités territoriales, principalement au niveau des régions. Troizio :la RMN revient à un statut d’EPA.

Ce n’est pas le tiercé dans l’ordre. C’est juste que le cabinet ne sait pas. Ou ne veut pas dire...

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