Traités Transatlantiques TAFTA-CETA

CETA : une approbation en dépit du bon sens !
jeudi 26 janvier 2017
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Le CETA a été adopté lundi 23 janvier par la commission du Commerce International du Parlement européen, par 25 voix pour, 15 voix contre et une abstention .La
validation de cet avis n’est hélas pas une surprise au regard de la composition de cette commission, la majorité de ses membres comptant parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements.

Cet accord sera prochainement soumis au vote en plénier du Parlement européen le 14 ou 15 février à Strasbourg. Si celui-ci l’approuve, il s’appliquera "provisoirement" dès avril 2017.
Mais le CETA ayant été déclaré (non sans mal) accord "mixte" par la Commission européenne en juillet dernier, il devra également être ratifié par les parlements nationaux et régionaux.

Malgré le travail citoyen d’argumentation sur les méfaits attendus de ces traités, c’est aujourd’hui l’instrumentalisation de la critique par les populismes xénophobes - aux États-unis, au Royaume-Uni, en Inde - qui attire l’attention médiatique.
Avec pour conséquence la possibilité inespérée pour les néo-libéraux d’en profiter pour auréoler les traités transatlantiques d’une nouvelle vertu, au nom de "l’esprit d’ouverture et d’échange"...


ci-dessous et en pj le Communiqué du Collectif national STOP-TAFTA/CETA

CETA : La commission Commerce international du Parlement européen approuve le traité en dépit du bon sens

Communiqué du mardi 24 janvier 2017

Sans surprise au regard de la teneur des débats lors de la séance d’hier, la commission « Commerce international » (INTA) du Parlement européen vient de voter un avis favorable au CETA, recommandant ainsi aux eurodéputés d’abandonner leur pouvoir réglementaire aux lobbies industriels et financiers.

La validation de cet avis n’est hélas pas une surprise au regard de la composition de cette commission : la majorité de ses membres comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementale sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce.

Se faisant le relais des puissants lobbies industriels qui soutiennent le CETA, ils ont donc une nouvelle fois ignoré les menaces que ce traité fait peser sur l’emploi, sur les filières agricoles européennes, sur les droits de l’Homme, sur le climat et l’environnement, et même sur le principe de précaution censé protéger notre santé.

L’ensemble des membres du Parlement européen devra désormais se prononcer en plénière mi-février : s’ils décident d’autoriser la ratification européenne de cet accord, ils ouvriront la voie à sa mise en application dès le mois de mars, de façon « provisoire » jusqu’à ce que tous les parlements compétents des 28 États membres de l’UE soient - enfin- consultés.

Bien que scandaleux, ce vote n’affaiblit en rien la détermination du collectif Stop TAFTA à faire barrage au CETA, qui comporte les mêmes menaces que le TAFTA : les mobilisations citoyennes vont donc se poursuivre et s’intensifier et nous serons présents à Strasbourg, le jour du vote, pour rappeler aux eurodéputés leurs responsabilités.

Preuve que les choix de politiques commerciales cristallisent l’attention publique et l’inquiétude des citoyens, ils se sont imposés au centre du débat politique français.
Or aux États-unis, au Royaume-Uni, en Inde, les populismes xénophobes ont instrumentalisé la critique de ces accords et la souffrance des peuples confrontés à leurs méfaits pour accéder aux plus hautes fonctions. La perspective qu’un tel scénario se produise en France conduit les partisans du libre-échange à discréditer méthodiquement tous les acteurs et toutes les propositions appelant à la relocalisation des économies, à la lutte contre la confiscation de nos démocraties par les grands groupes privés et à une régulation de la mondialisation qui la conditionne à la réalisation des droits sociaux et environnementaux.

C’est pourtant le débat que nous devrons avoir, en France, en Europe et au plan mondial, si nous voulons éviter la catastrophe écologique, l’approfondissement des inégalités et la multiplication des conflits.


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