Plus on se rapproche de la date du 7 mai, date butoir pour la confirmation des conditions de la reprise annoncée au 11 par Emmanuel Macron et son Ministre Blanquer et plus le plan gouvernemental prévu pour le retour en classe apparaît aventureux.

A peine connu, le “protocole national” censé décliner clairement les préconisations des autorités sanitaires se met déjà à bouger, transigeant sur plusieurs recommandations alors que l’incertitude est de plus en plus grande sur les risques d’une nouvelle vague de contamination.

Mais surtout, à l’heure qu’il est le plus grand flou demeure quant à la procédure qui permettra d’évaluer concrètement sur le terrain la conformité des établissements à ce protocole.

Dans le même temps, sur le terrain, on voit se profiler une reprise pédagogique déclinée en une infinité de situations différentes, en fonction des moyens, de l’état d’avancement de la préparation, et des échanges entre les représentant.es de l’Education nationale et les élu.es. A mille lieues d’un “retour progressif à la normale”, le gouvernement expérimente sous couvert de l’urgence une École qui de toute évidence n’assure plus l’égalité pour tous les enfants sur le territoire.

Alors que tous s’accordent à dire que ce plan n’est ni fait ni à faire, l’académie n’en continue pas moins de dérouler  son calendrier de “mise en oeuvre” ! Il y a de quoi inquiéter quant à sa connaissance exacte de ce qui se passe actuellement sur le terrain.

En force dans toutes les instances et notamment dans les CHS-CT départementaux et académique, la FSU intervient régulièrement sur la situation et rappelle sans relâche nos exigences pour une reprise sereine et en toute sécurité, pour les enfants et pour les personnels, enseignants et non enseignants, personnels de l’Education nationale et des collectivités territoriales, communes, EPCI…

Aujourd’hui la FSU s’adresse aux élu.es de Bretagne qui se trouvent en première ligne pour la préparation de cette reprise et sur lesquels le gouvernement a fait le choix de se décharger de sa responsabilité.

Vous trouverez ci-dessous le courrier adressé simultanément au Président du Conseil régional, aux Président.es des quatre Conseils départementaux, ainsi qu’aux communes et EPCI de la région Bretagne.

Courrier FSU collectivités