Déception pour les organisations syndicales conviées le 16 octobre par le ministre de l’Action et des Comptes publics pour un  »rendez-vous salarial » qui portait bien mal son nom. Gérald Darmanin n’a fait que confirmer les inquiétudes des fédérations de fonctionnaires et des cinq millions d’agents publics massivement mobilisés le 10 octobre dernier : gel du point d’indice, retour du jour de carence, dont le ministre propose la compensation par les mutuelles, les mesures annoncées entérinent une dégradation prévisible du pouvoir d’achat des fonctionnaires. Seules avancées minimes arrachées au gouvernement : le maintien de la Garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) et la compensation de l’augmentation de la CSG. On est bien loin de l’augmentation du pouvoir d’achat promise par le candidat Macron.

Une rupture de la parole de l’État

Le ministre a également annoncé officiellement le report d’un an à partir de janvier 2018 de l’application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR ». La décision brutale de revenir sur cet accord salarial constitue une rupture de la parole de l’État qui ne figurait pas au programme du nouveau Président. Le Conseil commun du 6 novembre prochain portera sur les décrets à prendre. La FSU a demandé et obtenu une réunion de travail préalable afin de mesurer toutes les conséquences du report de ce calendrier de mise en œuvre.



Une intersyndicale le 26 octobre

La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse. Elle portera, au sein de la prochaine intersyndicale des fédérations de fonctionnaires le 26 octobre, l’exigence de satisfaire les revendications des agents et la nécessité de d’obtenir une réorientation de cette politique, dans la suite de la journée d’action du 10 octobre.

Pour aller plus loin

Communiqué FSU – Les Lilas le 16 octobre 2017

Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes : gel du point d’indice, jour de carence, report d’un an à partir de janvier 2018 de l’application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd’hui, constitue une rupture de la parole de l’Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L’ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d’achat et des carrières des fonctionnaires.

Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l’augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter leur pouvoir d’achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d’achat entre 2012 et 2016 : c’est donc bien le moins !

Pour tout le reste, aucune réponse n’a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d’une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations.

Le Ministre de l’Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d’agents de la Fonction Publique.

Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d’obtenir une réorientation de cette politique.






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