Alors que le ministère de la fonction publique répète à l’envi qu’il y a nécessité de
mieux protéger les agent⋅es publics, alors qu’il annonce vouloir travailler à un
nouveau plan « santé au travail », alors qu’il mène une négociation sur l’égalité
professionnelle entre les femmes et hommes, il agit strictement à l’inverse !
En dix jours, ce n’est en effet pas une mais deux attaques qui sont portées aux
personnels de la Fonction publique, à peine un an après avoir diminué de 10 % la
rémunération maintenue en cas de congé maladie…
La semaine dernière, pour répondre à l’injonction du Conseil d’État de réglementer
les dispositions applicables aux autorisations d’absence liées à la parentalité et à
certains événements familiaux, le ministère de la fonction publique s’attaque aux
droits des personnels en cherchant à diminuer le nombre de jours pour enfant
malade ou pour certaines absences pour décès.
Ce jeudi, c’est au tour du temps partiel thérapeutique d’être dans le collimateur. Sans
bilan chiffré, ni employeur public présent au groupe de travail, la DGAFP ouvre des
discussions sur le temps partiel thérapeutique pour en durcir les conditions d’octroi
et de régénération du droit, pour transformer en pratique ce droit statutaire de
protection des agent·e·s en un dispositif de gestion des ressources humaines. Les
premier⋅es touché⋅es seront les professions les plus exposées et celles les plus
féminisées.
Parce que le choix politique de l’austérité budgétaire porte aujourd’hui atteinte à la
santé des personnels de la fonction publique, à l’égalité professionnelle et pour
signifier son refus déterminé de tout recul, la FSU et les autres organisations
syndicales ont quitté le groupe de travail sur le temps partiel thérapeutique.
La FSU exige l’abandon immédiat de ces projets et appelle le gouvernement à
cesser ses attaques contre les droits, la santé et les conditions de travail des
agent·es publics. La FSU exige par ailleurs la suppression du jour de carence et le
retour du maintien à 100% du traitement en congé maladie ordinaire.
BRETAGNE